Coupe de France des clubs à La Roche Sur Yon

Nous sommes allés à la Roche Sur Yon, ce week-end du 30 septembre. Pour être plus précis, à l'Aiguillon Sur Mer, petite station balnéaire de vendée, qui arborait un beau ciel pour nous accueillir. La température était idéale pour un duathlon. Départ à 9h30 pour les premières équipes, à 11h00 pour notre part. Nous avions dû nous lever tôt. On peut voir que nous ne sommes pas encore bien vaillants au retrait des dossards.

Arrivés pour la plupart à minuit passé, levé à 6h30 pour être à l'heure, nos têtes n'étaient pas celles de vainqueur un lendemain de fête...

 

Une heure plus tard, dans le parc à vélo, nous avions eu le temps de digérer notre réveil matinal...

Le sourire était franc. Nous n'avions plus à chercher au tréfond de nous-même comment on fait pour sourire les yeux ouverts !

Nous étions maintenant impatient de nous lancer pour la course à pied. 

 

Le départ approche.

L'échauffement est sur le point de commencer.

Nous sommes en tenue beau comme des camions sortie du garage.

Notre préparation est optimale.

Nous avons tout l'équipement nécessaire.

JB nous fait la démonstration du parfait triathlète :

- trifonction

- lunette de soleil

- sac à dos avec la tenue de rechange

- le sourire de Daniel Craig

- et le papier toilette

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le départ est imminent. JB a une folle envie de lever les pouces vers le haut. Ca doit signifier quelque chose...

A ce moment, notre débat principal était qui mènerait le train, à quelle vitesse, ... des questions super fondamentales. J'étais d'avis de faire au possible, JB pensait à faire comme l'année dernière et Matthias avait aucune idée de l'allure à prendre mais n'avait pas envie de partir comme des furies de peur de craquer...

Et pourtant, telle ne fût pas notre surprise, quand le départ à peine donné, de voir partir Matthias comme un diable ! Il avaient bien envie d'impressionner les petites jeunes du Stade Français que nous avions croisées au petit déjeuner.

 

La course à pied, 5 km, à fond. c'est bien beau mais faut penser à lacher les chaussures de running pour enfourcher le vélos.

Et même si à ce moment là, on commence déjà à tirer la langue, on garde le sourire et on fait coucou au type bizarre qui passe son temps à crier en boucle "Aller, Aller". On en aura discuter longuement après la course, on n'a jamais compris ce qu'il voulait nous faire passer comme message.

Comme il avait l'air sympa, on faisait les mecs polis.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La deuxième course à pied d'un duathlon,

celle qui fait mal. Celle qu'on aimerait

ne pas avoir à faire. Celle où on se dit :

"Qu'est-ce que je fous là, je le sais bien

que ça fait mal".

Mais comme on est des mecs, qu'on a une paire de ...  lunettes. On dissimule notre faiblesse derrière et on serre les dents. Plus que 2,5 km et c'est fini.

 

Et puis finalement, 2 kilomètres et demi, ça passe tellement vite (surtout quand on court aussi vite que nous, si, si).

Qu'on se dit que c'était bien sympa de courir avec les copains, qu'on a souffert ensemble, en communion.

La passage de la ligne, on a envie de le faire ensemble, on se tient la main, on se prend par les épaules, on se met une main aux fesses, on se ... (houlà, non, JB s'est laissé emporter par la décharge d'endorphine). 

 

Même si nos esprits ne sont plus d'une grande clarté, Matthias se souvient toujours des jeunes demoiselles du Stade Français croisées au petit déjeuner. Et pendant que nous arrivons, elles sont appelées sur le podium. Matthias se dit que c'est le bon moment pour montrer qu'il a une belle mécanique sous le capôt.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quand je vois notre tête à ce moment, j'ai comme l'impression de revoir nos têtes au retrait des dossards. Ca fait pourtant un bout de temps qu'on est réveillé. Il a dû se passer un truc. Je ne me souviens plus quoi.

 

Une chose est sûr, on aura passé un bon moment dans cette ville fantôme. A oui, j'avais oublié de vous raconter (faut dire aussi qu'à notre arrivée, si tôt, ça semblait normal), il n'y avait personne dans cette ville à part des triathlètes timbrés, des duathlètes allumés et des signaleurs... Les maisons étaient toutes vides, les volets fermés. Vive l'automne à la mer !

 

Et puis merci au coach David qui nous aura encouragé et pris toutes ces belles photos !